Gentilhommières d’Artois et du Boulonnais — Audomarois, Haut-Pays, Boulonnais et Calaisis - Tome 2

Gentilhommières d’Artois et du Boulonnais – Boulonnais

par Philippe Seydoux

Préface de Dominique Dupilet, Président du Conseil général du Pas-de-Calais

Dans ce second volume consacré au Pas-de-Calais, le lecteur trouvera trois région assez différentes : celle de Saint-Omer, riche en demeures du XVIIIe siècle; celle de Boulogne et de Calais, longtemps rattachée à la Picardie, qui rassemble de très nombreux manoirs construits dans l’austère pierre dure locale ; et l’arrière-pays du Touquet avec le Haut-Pays.

A l’exception du château de Boulogne, des ruines de Fressin et de Montcavrel, et de la belle tour de Wierre-au-Bois, le Moyen Age n’a pas laissé de vestiges notables. Longtemps rattaché à la Picardie, comme toute la côte, le Boulonnais possède quelques « vrais » châteaux comme la Caucherie, Bellebrune, Lozembrune, Souverain-Moulin, Pont-de-Briques et surtout le majestueux Colembert, mais il compte surtout de très nombreuses demeures plus modestes, regroupant sous le nom de manoirs de petits logis plus ou moins fortifiés et d’aimables maisons des champs du XVIIIe siècle : Audisque, Billauville, l’Espagnerie, Doudeauville, la Fresnoye, Hesdin l’Abbé, Senlecques et bien d’autres.

Moins accidenté, le Calaisis offre un choix plus limité : ce sont généralement des demeures de la fin du XVIIIe et du début du XIXe, comme Audruicq, Zutkerque, la Quennevacherie et surtout la Bien Assise, élevée en 1806, dit-on, sur des plans de Ledoux. Nous nous devons de mentionner pour mémoire le grand château d’Hardinghem détruit au XXe siècle, et son annexe de la Trésorerie, exceptionnel exemple de folie datée de 1768, dépecée et abattue en 2006 dans une indifférence quasi générale. Les châteaux de l’Audomarois évoquent la société urbaine, aimable et cultivée, qui y venait l’été : Clarques, Laprée, Roquetoire, Blendecques, les grand et petit châteaux de Wisques, Eperlecques, Wismes et les deux maisons des champs de l’abbaye de Saint-Bertin , à Salperwick et la Cloquette.

Appauvri par les obus anglais visant les rampes de V1 dissimulées dans les bois, le Haut-Pays recèle plusieurs châteaux : Bertronval, Campagne, Hesmond, Recq, Rosamel, et quelques manoirs à Hodicq, Montcavrel, Parenty et Prédefin. Quant au château de Bomy, il tient une place à part : imposante demeure élevée vers 1770 par le marquis de Trazegnies, il doit à son achat par un membre influent du nouveau régime révolutionnaire d’avoir conservé intacts sa distribution et son décor intérieur. Le parc de Verchin tient une place de choix parmi ceux de la région où ont par ailleurs travaillé trois grands paysagistes du XIXe siècle : les frères Bühler à Bellebrune, Louis-Sulpice Varé à Torcy et à Monthuys, et François Duvilliers à Roquetoire. Quant à ceux de Rosamel, de Bomy, de Wandonne, de la Cressonnière et de Nielles-les-Ardres, des plans en rappellent le tracé.

Tome 2 : Audomarois, Haut-Pays, Boulonnais et Calaisis.

Un volume relié au format 210 x 285 mm, sous couverture quadri, cartonnée et pelliculée, 348 pages, plus de 270 similis et 20 planches quadri.

Plus de 190 monographies d’édifices, avec notes et bibliographie. Index général de plus de 4 800 noms de personnages mentionnés dans les deux volumes traitant du Pas-de-Calais.

ISBN : 9782 902091 36
58 € TTC.

Il est possible d’acquérir les deux volumes traitant du département du Pas-de-Calais, réunis sous coffret, au prix de 116 euros TC.

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