Gentilshommes et Gentilhommières en Pays de Caux

Gentilshommes et Gentilhommières en Pays de Caux

par Jean-François Dupont-Danican et Pierre Jamme

Préface d’Alix d’Harcourt

Ce premier ouvrage de la collection des Gentilhommières présente au lecteur le résultat de plus de trente ans de patientes recherches menées conjointement par les meilleurs spécialistes du sujet,le commandant Dupont-Danican et Pierre Jamme, le premier sur le terrain, le second dans les fonds d’archives, avec le concours de Geneviève Frémond, de Charles Clément-Grandcourt et d’André Dezellus. Convaincus de la qualité de ces bâtiments – châteaux, manoirs, dépendances, fermes et colombiers – ils ont entrepris d’en convaincre les amateurs d’art et les historiens, mais aussi nombre de propriétaires enclins à faire disparaître des constructions souvent peu adaptées à l’époque actuelle. S’écartant résolument du tracé des routes royales, rectilignes, qui traversent le plateau cauchois, ils ont exploré les villages et révélé la présence d’un nombre incroyable de châteaux, mais surtout de manoirs.

Souvent dissimulés derrière les fossés ou au fond de cours agricoles, ces édifices présentent des façades d’une exceptionnelle qualité, jouant avec bonheur avec les matériaux locaux : blanc laiteux de la craie, jaune léger des grès, rose orangé des briques, rehaussé de croisillons surcuits, et surtout noir scintillant des silex taillés, appareillés à joints vifs. Cette polychromie s’exprime pleinement sur les tours d’Auffay-la-Mallet, sur le célèbre colombier du manoir d’Ango et sur la façade du Val d’Arques où elle vient rehausser une architecture Louis XIII multipliant les frontons, les tableaux en saillie et en retrait, les cartouches et les oculus. Plus classiques sont les grandes demeures telles que Cany, Miromesnil, Bosmelet, Tonneville, Bretteville, Janville, Crasville-la-Roquefort, Catteville, Tancarville, Orcher, Cramesnil et Galleville, élevées pour la plupart par les familles parlementaires rouennaises au cours d’un XVIIe siècle un peu élargi, allant du début du règne d’Henri IV à la fin de celui de Louis XIV.

Extrêmement nombreux, les manoirs se rangent en deux catégories. La première est celle des gentilhommières dont le corps de logis brique et pierre s’accompagne de trois pavillons en saillie, deux sur les angles antérieurs, le troisième à l’arrière. Dérivant de modèles Renaissance dont on trouve des exemples à Bailleul et à Beuzeville-la-Grenier, on les trouve à Goustimesnil, à Bourdemare, à la Palleterie, à Harcanville, principalement dans la région havraise. Les autres manoirs, plus modestes, mais de facture aussi soignée et pleins de charme, se limitent à un corps de logis élevé d’un rez-de-chaussée en pierre, briques et silex, et d’un étage à pans de bois, établi en saillie sur une poutre sculptée. Le lecteur aura aussi la surprise de découvrir les témoins d’une architecture originale, imputable aux désirs des armateurs : expressions d’un baroque un peu exotique comme aux portails de Sommesnil, près de Dieppe, ou d’un néoclassicime épuré comme à Colmoulins, près du Havre, conçu par Pierre-Adrien Paris pour l’armateur Foache. Il rencontrera aussi le souvenir de personnages aussi divers qu’Alexandre Dumas, Maupassant, André Gide, Pierre de Coubertin, sans oublier l’impératrice Elisabeth d’Autriche.

Un volume relié, au format 210 x 285 mm, sous couverture quadri, cartonnée et pelliculée, 352 pages, 352 similis et 10 hors-texte quadri.

Plus de 290 monographies.

ISBN : 9782 902091 29
68 € TTC.

 

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